Le chemin de l'atelier numérique

Étape I

Étape II

Étape III

L'apprentissage

La maîtrise

La supervision

Les premières années passées à programmer des petits logiciels, technicien en informatique et formateur.

La transition vers la gestion du parc informatique, la responsabilité des équipes sur le terrain et la résolution de défis structurels complexes.

Les dernières décennies consacrées à la transmission du savoir, à la supervision des équipes et à la pérennisation des standards de qualité.

Trente deux ans de labeur

Le récit d'une vie consacrée à l'informatique, depuis les premiers pas en programmation et la découverte des technologies numériques jusqu'à la conduite de projets technologiques d'envergure. Ce parcours riche en expériences a été marqué par l'acquisition de solides compétences techniques, l'encadrement d'équipes et la gestion de services stratégiques. Parmi les responsabilités exercées figurent les fonctions de superviseur puis de chef de service Hotline au sein de deux centres d'appels, à Paris et à Marrakech, où la coordination des équipes, l'amélioration de la qualité de service et la satisfaction des utilisateurs ont constitué des enjeux majeurs. Une trajectoire professionnelle construite autour de l'innovation, du management et de la passion pour les technologies de l'information.

L'école de la vie active : Pourquoi il n'y a pas de "petit" boulot

                                                                                                                              Le choc du réel et la mixité sociale

L’entrée dans la vie active est l’un des rares espaces où les barrières sociales s’estompent au profit d’un objectif commun. Travailler comme herboriste, serrurier, apprenti en fonderie, plongeur ou serveur, c’est quitter sa « bulle » pour découvrir d’autres réalités. On y rencontre des parcours variés, des générations différentes et des situations économiques parfois difficiles. Cette confrontation au réel façonne l’humilité et offre une compréhension concrète de la société, bien plus vivante que n’importe quel cours théorique. Elle apprend surtout le respect de chaque maillon de la chaîne.

Le diplôme de l'ombre : l'acquisition des compétences

Si l’école ou l'université enseigne le "savoir", le job de terrain enseigne le "savoir-être".

Pour financer mon éducation, j'ai appris très tôt le "choc du réel". À Marrakech, je partageais mon temps entre les études et l'artisanat : vendre des plantes dans une herboristerie, mouler le cuivre dans une fonderie ou fabriquer des serrures et vendeur en quincaillerie, vendeur dans un bazars à tapis, pour payer mes frais de scolarité. Ce sens de l'effort m'a suivi jusqu'en France où, pour devenir étudiant, je n'ai pas hésité à enchaîner les services en salle et à la plonge.

La gestion du stress : Gérer un coup de feu en salle d’un restaurant à 22h vaut toutes les leçons de management. On y apprend la priorité, l’urgence et le sang-froid.

L'intelligence relationnelle : Face à un client mécontent ou un collègue difficile, on développe une diplomatie et une empathie que les livres ne décrivent pas.

La ponctualité et la rigueur : Ici, un retard n'est pas une simple annotation sur un bulletin ; c'est une équipe qui s'organise sans vous. C’est la naissance de la conscience professionnelle.

Au-delà du bureau

Le travail n’était qu’un fragment du puzzle. Dans le calme des bureaux, le murmure des réunions et l'ambiance chaude de la Hotline, la rigueur s’est faite boussole, la patience, respiration et la collaboration, fil invisible tissant les liens entre collègues.

De ces journées partagées est née une manière d’être, une façon d’écouter, de comprendre, de construire ensemble, qui, peu à peu, a dépassé les murs de l’entreprise, pour façonner aussi ma vie de famille.